Diététique du bien être

Si l’on ne fait pas attention, il est un piège dans lequel il est facile de tomber. Les industriels utilisent facilement des matières grasses dans les produits agroalimentaires, et notamment des acides gras saturés qui sont une bombe nutritionnelle à la puissance remarquable. En effet, leur richesse nutritive est souvent supérieur à nos besoins et l’organisme emmagasine cette abondance nutritive dans les tissus adipeux, réduisant la mobilité, diminuant la souplesse, accentuant la sédentarité. Hors de question pour un sportif de se laisser prendre au piège et avec la prise en compte chrono nutritionnelle,  l’apport en acides gras saturés ne doit se faire qu’au petit déjeuné, et un peu au déjeuné, jamais le soir avant le coucher. Ainsi, vous resterez en pleine possession de vos capacités physiques.

Corpus sané in animé sana !

Avec un mode de vie actif et vingt minutes de fitness simple par jour, quelque soit votre âge, il vous sera facile de retrouver une silhouette harmonieuse et dynamique, quelque soit votre âge. Nutrition équilibrée, activité physique, et bien sûr n’oublions pas un peu de littérature…

Maintenance matériel primordiale

La pratique du roller inline demande comme avec le ski et le surf, une prise en compte technique de son utilisation. Ceci vous permet, en tout cas c’est mon cas, de mieux comprendre son évolution et donc de progresser dans sa pratique. Car si rider sans objectif et ennuyeux, vous pourrez facilement analyser votre patin en examinant l’usure des roues lors de chaque séance, oui, CHAQUE séance de patinage. Car ici, l’équilibre passe inévitablement par le profil d’usure de vos roues et donc, un profil entretenu et équilibré facilitera votre évolution, votre sécurité et sera heureusement, une source de plaisir toujours renouvelé. Ainsi, je vous suggère de nettoyer systématiquement avec un réalignement des roues votre patin, après chaque sortie !

Sur cette comparaison, vous verrez en noire, une roue de roller neuve, et en rouge, une roue usée au profil équilibré.

Expression session

En 2015 peu avant les attentats, je réunissais sur une même vidéo les lieux de cultes de Besançon autour de ma board, comme un trait d’union laïc implicite à travers la pratique de la descente, dans une même ville, signe de partage et de véritable communautarisme. Dans cette vidéo, vous trouverez une synagogue, une mosquée, une église, et aussi, les transports en communs, un fort, une bibliothèque et une fresque au sens propre… Un skate permet de se déplacer, vers l’autre, vers le futur, vers un monde meilleur.

Nutrition complémentaire

Naturellement les avancées nutritionnelles permettent aujourd’hui des apports particulièrement performant pour le bien être physique global, et en particulier l’amélioration du sommeil et de la récupération. Personnellement, pour rester performant en session, j’utilise SOMATROP des laboratoires Abs, complément alimentaire basé sur un aminogramme d’acides aminés élémentaires pour favoriser l’endormissement dans la phase de reconstruction musculaire. Je passe des nuits de petit bébé, grâce à cette « potion magique » avec un endormissement rapide, et des réveils naturels avant que le réveil ne sonne. Attention, ne surtout pas mélanger avec l’alcool ou le tabac.

session nocturne

Quel panard qu’attendre la nuit profonde pour pouvoir jouir des grands boulevards descendant de Besançon… La circulation revenue quasi absente, je peux en toute sécurité, rider sur l’avenue du Maréchal Foch… Visiblement, aucune nuisance pour le voisinage qui est à distance, les politiques considèrent que je pratique à mes risques et périls, comme un rugbyman sur un stade en somme, la police traque les prostituées, et moi je récupère une mine de bonheur sportif, sous produit de l’urbanisation moderne, pour en extraire la même essence d’équilibre qu’un snowboardeur en haute montagne ou un surfeur à la gravière des landes atlantiques… Le panard vous dis-je…

Petit aperçu littéraire de l’actu des auteurs

Marc Lévy nous parles des femmes surfant sur la vague « balance ton porc », Guillaume Meurice décrypte une jeunesse qui pourrait être la mienne, Philippe Lançon aborde la question du « lambeau » que nous possédons certainement tous, Joël Dicker souligne la disparition de Stéphanie Mailer et pour finir Delphine de Vigan attire notre attention sur « les loyautés »… Et toujours rien qui traite de ce mouvement de société qu’est le free-ride de manière directe, c’est toujours le silence malgré mes efforts auprès des éditeurs… A croire que le lobby du foot et de la formule 1 éclipse la pratique de dizaine de milliers de Français…

 

Rupture d’une alpha

Suite à la rupture d’un truck lors du passage d’une bordure, j’ai dû adapter des chassis de G3 sur mon plateau d’alpha… La conception de la freeboard est Américaine, et donc sa simplicité, son efficacité s’apparente un peu au Kitchen  Aid ou à la jeep Willis…

Toutefois, l’axe de rotation de la roue centrale à ici cédé à cause d’une surcharge pondérale du pratiquant, moi en l’occurrence… Ce qui impose le remplacement du châssis complet. La mécanique est basique, mais nécessite des réglages adaptés à chacun… Sinon c’est le crash…

Un skateur au café de Flore

So far away

Sortir de l’habitude, quitter la routine, oublier le quotidien pour se laver de toutes ces mornes médiocrités mécaniques qui jonchent les perpétuels recherches des uns et des autres, dans cette même ville, dans ce même quartier, de notre même génération. Se débarrasser des inévitables refus, se débarrasser des incontournables barrières. Déblayer le noyau familiale de ces caractères immuables, de ces relations sensibles toujours similaires. Rompre les attitudes fermées pour des motivations constamment les mêmes. Retrouver de la fraîcheur, de l’étonnement, de la nouveauté, une surprise, un horizon, une perspective positive, une ouverture rationnelle sur le monde, une proposition acceptable. Guérir de toutes les luttes muettes et intestines de nos gesticulations personnelles, effacer le sempiternelle rouage machinale d’un comportement prévisible, aboutir enfin à une lueur humaine, une sagesse vivante, un dialogue réel. Dépasser le stade du pouvoir d’achat, franchir le cap des potentiels trésoriers et vraiment incarner sa personnalité affranchie de mimétisme. Construire cette osmose entre l’action et la pensée, écrire encore que skater est juste l’audace et sa beauté. C’était mon intention en arrivant au café de Flore, métro Mabillon, Paris sixième, rêvant d’un instant suspendu hors du cauchemar ambiant. Souffler, respirer sur le boulevard St Germain, effleurer une légende, approcher le mythe. Retrouver un sentiment de sérénité cohérent entre quelques sessions de glisses et leur rédactions, humblement, simplement, vraiment. C’est ce que j’apportai à cet établissement comme tant de grands écrivains avaient apportés à mon identité. La terrasse, presque bondée à l’heure du thé, n’offrait que quelques places discrètes. Disponibles entre les rangs de clients serrés contre les tables rondes et les chaises d’une sorte de rotin, j’allai pouvoir m’installer. Envoûté par ce monde, l’escouade des serveurs m’accueillit solidement, à la mesure de la qualité du lieu. L’un d’eux me questionna sur mon envie, je lui dis souhaiter prendre un chocolat chaud, accompagné d’une unique pâtisserie. Il m’installa à une table ou deux sièges étaient vacants. J’avais un peu de chance, sans avoir eu à patienter debout. Entre l’entrée de la salle principale sur la devanture, derrière la terrasse donnant sur la rue, j’étais en train de m’attabler dans la verrière, entouré par le passage des serveurs et une table de deux jeunes septuagénaires parfaitement élégants, presque aristocratiques. Tout autour, une fois assis confortablement, je notai la présence d’une élite de personnages parfaitement habillés, eux aussi, tout droit sorti d’un film de Woody Allen, lingés, distingués par une classe véritable, mieux qu’une érudition, une sagesse assurée. Un cosmopolitisme également souriant, donnait à partager un lieu peuplé par des esprits d’horizons très différents. Ma chemise blanche mal repassée n’était pas à la hauteur. Mais, dénué d’une quelconque honte inappropriée, je sorti mon manuscrit « une glisse libre » et le posa sur ma table sans manquer aux mondanités. Sans rougir, sans faillir, ni fier, ni anxieux. J’étais là, savourant un chocolat hors du commun, accompagné d’un mille feuille d’une recette rare et délicieuse. J’avais presque l’impression d’une même dangerosité qu’avant de partir surfer, avant de partir skier, avant de partir skater. Dangerosité à l’idée d’amorcer une conversation, érudite, argumenté ou philosophé. Je touchai presque un moment de bonheur, évitant ici ou là, quelques obstacles convenu d’une lutte des classes survenue. Mes deux voisins, avec qui je n’avais échangé qu’un modeste, mais indispensable mot prévenant de salutation, réveillèrent ma plénitude brutalement. Détruisant mon romantisme d’un travers indélicat, anéantissant ma distanciation fougueuse de toute mes glisses les plus redondantes, ruinant la beauté d’un repos que j’essayai de préserver, loin, très très loin du monde des brutes et des putes, malheureusement j’entendi l’un dire à son ami, tel un chien se mettant à aboyer, au sujet d’une autre cliente :
– Dis donc, et celle là, t’as vu si elle est bien carrossée…