L’eau

L’aqua-biking, je me demande pourquoi les inventeurs de cette méthode n’ont pas précisés qu’il s’agissait d’un appareil destiné aux personnes en situation de convalescence ou de handicap. En effet, ayant participé à plusieurs sessions d’entraînement au sauvetage aquatique, j’ai toujours en tête cette citation de Franck Esposito ou peut être Alain Bernard « Il n’y a rien de plus autoritaire qu’un bassin olympique »… Pour ma part, lorsque je retrouve cet échantillon désuet d’océan, je prend en compte quelques points de discipline comme :


– Ne pas s’accrocher au bout des lignes d’eaux pour discuter mais nager le demi tour sans toucher le mur c’est encore mieux…
– Faire des canards à la demi longueur pour se remémorer ce qu’est une vague dans la che-tron…
– Chercher le S U R F maximum d’amplitude dans ces gestes tout en accentuant sa respiration…
– Plonger sous l’eau, en apnée évidemment, pour se rappeler que rester en surface n’est qu’une évolution en deux dimensions…
– Sortir du bassin pour récupérer et s’hydrater tout en évitant de porter des palmes ou des gants ou un casque musical parce que le bruit de l’eau implique de pouvoir communiquer pour se comprendre…
– Faire du statique en essayant de réajuster ces lunettes ou la planche, comprendre la fluidité de son corps…
– Faire appel aux maîtres nageurs pour se renseigner des conditions…

Ces détails d’attitude peuvent permettre, à mon sens, de garder à l’esprit ce qu’est l’élément liquide sauvage, les plages gorgées d’iodes et la mer dangereuse, si lointaine de notre Besançon fortifié : Franchement, l’aqua-biking c’est du pédalo !

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