bien dans son patin

Je sais ça peut paraître con, mais lorsque je vois des rollers, lorsque j’en vois, ce qui est rare, je distingue parfois des personnes qui n’ont pas bien chaussé leurs patins… Alors, c’est facile, il suffit de prendre le temps de bien ajuster son pied dans le roller, et le tour est joué ! je sais c’est con, mais quand on voit la quantité de rollers à vendre sur le bon coin, il faut bien se poser des questions : Pourquoi les gens ne font ils pas plus de roller ? Pourquoi les associations font elles un bide dans le roller en gymnase ? Pourquoi les pratiquants n’osent ils pas plus se retrouver le dimanche pour des randonnées ? Pourquoi uniquement sur la voie verte et pas au départ de chez soi ce qui est beaucoup plus simple ? Pourquoi la société régresse-t-elle dans ces capacités à faire du roller en somme ? Tant de questions sans réponses… Auxquelles j’essaierai d’apporter des éléments de réflexion ultérieurement dans ce blog, mais pour celle et ceux qui me suivent, vous l’aurez compris, il faut avant tout avoir confiance en soi et respecter les autres usagers de la voirie… Cette première règle simple et basique est aussi évidente que bien chausser son patin… Besançon ville sinistrée du roller ? Où sont les patineurs ?

Sociabilization

Quel est cet outil que vous utilisez ? Un skate ? Ah, d’accord… Et oui, le skate brise les codes de la société, en effet, certains promènent leur chien, moi j’ai longtemps promené ma planche… Et ça marche pour s’affranchir des conventions sociales de bonjour et bienséance, il est naturel d’aborder les autres passants qui eux, voguent vers quelque chose de certainement très sérieux. Tandis que toi, tu es peinard en session avec un planchon, en street, relax, près à t’étaler sur le bitume à la vue des badauds. Le contraste est franc. Alors cette distance parfois abat des frontières et permet une franche courtoisie, un discours direct. Non, ce n’est pas du harcèlement de rue mademoiselle, je vous trouve coquette et sexy. Après tout, si les habitants d’une même ville, si malgré leurs différences, plus aucun contact n’existe alors à quoi bon vivre ensemble ? Le mieux cela reste encore en soirée, durant les sessions nocturnes auprès de vos amis co-générationnels, là s’en est même parfois relou : Oh il a un skate, vas-y fais voir !

free-ride reality

Il faut bien l’admettre, les médias nous abreuvent du mythique rêve du free-ride, les skieurs au paradis, les surfeurs toujours sur des vagues splendides, les skateboardeurs au firmament des envolées les plus folles et c’est bien normal car l’individu recherche l’idéal. Certes, mais lorsque l’on s’aventure, personnellement, c’est toujours une toute autre histoire. Prenons l’exemple des sports d’hiver, comme ne le titre pas cet article du blog. Des files d’attentes interminables, partout. En voiture, aux guichets, aux remontées mécaniques, et même sur les pistes aux endroits qui bouchonnent. Une vraie dinguerie. Ensuite, il y a forcément des choses qui ne vont pas. J’entend par là, des skis trop lourds, des conditions météos pourries, une panne au télésiège, le restaurant qui n’a plus de café, le fond du pantalon mouillé, etc… C’est donc toujours en quête d’un idéal, d’un rêve construit de toute pièces, d’une image élaborée pour hypnotiser les masses populaires que je vais moi aussi me rendre cet hiver en station, pour tenter de vivre cette vie. Et pour une somme modique. Je suis bien loin de la luge de mon enfance dans le verger du village, tradition à l’origine de ce comportement sportif hivernal. Hélas.