la liaison au sol

En étant ni sur neige, ni à l’eau, la glisse urbaine vous fait parfois payer le prix fort lorsqu’il s’agit de chuter… Pour les plus acrobates, ou les plus apeurés, le casque est conseillé, évidemment, cependant, une autre tendance se dessine. En mode rando ou cruising, une simple paire de pad, protèges poignets s’avère amplement suffisante. En cas de contact au sol, en effet, les mains du pratiquant amortiront la chute, donc mieux vaut être préparé à ce contact, pour pouvoir atterrir en douceur sur le bitume…

Ensuite, ajouter des protèges genoux, coudes, hanches, pourra vous redonner confiance éventuellement, mais les blessures arrivent surtout lorsque l’on ne sait pas où l’on va, et comment l’on se déplace. D’autre part, l’entretien du matériel, servira également de fusible pour se protéger, à condition que le matériel soit de bonne tenue, suivi et compris lors de sa maintenance par le pratiquant… Rien n’est plus dur que la pierre pour de la chaire…

Alors les roues, les chassis, les planches, les bushings sont bien là pour prendre à la place du corps. Et ainsi comprendre sa propre évolution. Aujourd’hui pour la littérature, je vous invite à tenir votre propre carnet de sortie, méthode héritée du professeur Saillant. Je profite de ce topic pour saluer ici son influence sur mon free-ride… Liaison au sol qui fera ici l’objet d’un second topic à venir…

Blog & politic

L’actualité des éléctions municipales pose la question du blog et de sa politique… Le blog de freedownhill est il politique ? La réponse est non bien sûr, mais dès lors que l’on s’intéresse de plus près, en rentrant dans les détails, on arrive inévitablement à des choix qui peuvent s’apparenter à une politique…

« Toute action, rassemblement, vocation politique doit conserver imprescriptiblement le droit des femmes et des hommes…  » Article de la déclaration des droits de l’humain de 1789… Cette actualité élèctive colle aussi avec la question des Vaîtes de Besac, quartier où un petit spot de descente sympa permet de pratiquer le downhill le long des voies du tram, et où une seule politique subsisterait dans la pratique du skate et du roller : ne pas créer d’accident, ni pour les autres, ni pour soi. Simple, basic, concret, efficace, compréhensible…

 

mythologik

Le rite de passage, le jeu antique rituel, comme une épreuve pour démontrer quelque chose, la tradition du voyage exacerbant la glisse, alors que nous faisons des milliers de kilomètres pour à peine une centaine de mètres hors norme… remettre en cause le déplacement…

Aller où ? Prendre l’avion pour être bourré à Ibiza ? Toujours chercher à se déplacer pour atteindre l’essence même du déplacement, et pourtant nous savons tous pertinemment que ce déplacement est inutile, paradoxal ou incohérent voir corrompu tout simplement. Le free-ride ou l’art de se déplacer en glissant symbolise-t-il quelque chose ? Est ce une religion ? Un mythe ?

La fuite de l’humanité vers un hypothétique ailleurs, vers un monde meilleur, alors que les meilleures sessions se font toujours au départ de son domicile. On ne montre toujours que les éblouissantes prouesses de certains rideurs, alors que vivre normalement et rider là où l’on est, en s’adaptant est beaucoup plus admirable, plus simple. Un voyage de milliers de kilomètre commence toujours par un pas. Confucius ou Lao Tseu ? Comment ne pas comparer le free-ride à la mythologie antique… D’ailleurs, narrer nos exploits frôle souvent le mythe, plutôt que l’objectivité réaliste…