L’analyse du besoin de Free-ride

Pourquoi partir avec sa planche tenter de prendre un peu d’angle au détour d’un dérapage contrôlé ? Pourquoi se mettre en action au risque de choir lamentablement et gagner une blessure douloureuse ? Pourquoi chercher cette liberté étrange et sauvage où seul compte le plaisir ? Et bien parce que notre société est, à mon sens, à une époque précise. Les courants de pensées, philosophiques, politiques, économiques, peinent à se réinventer en ce début de 21eme siècle ce que l’Internet nous propose. La machine libérale tourne à plein régime, l’humanisme lutte pour sa dignité, la croissance, toujours la croissance tel une ligne de fuite inatteignable nous promet toujours plus. Seul le surf, et ses héritiers, le snowboard, le skate nous apporte ce paradoxe nouveau, depuis à peine quarante ans. L’homme dans son évolution à été chasseur, cueilleur, cultivateur, consommateur, est aujourd’hui glisseur.

A mon sens, il s’agit d’un tournant de l’évolution significatif, au même titre que les capacités sont décuplées et les prouesses toujours plus époustouflantes. Quel plus grand bonheur que partir simplement avec sa planche pour se livrer à une session de glisse, en plein air, au park, affranchi de toute contrainte et n’admettant qu’une seule condition ; ne pas se blesser. Oubliant toutes les vaines illusions politiques, sacrifiant son âme à cet unique paradigme de dangerosité proportionnel à son audace, la philosophie retrouve un sens premier, et tout ça pour une somme généralement modique, moins de 100€ vous avez une planche neuve… A noter au passage un vieux bouquin de Fiona Capp ; « Surfer la nuit » qui ne parle absolument pas de surf… ni de free-ride en général, ou à peine une évocation… comme si le vrai bouquin était un secret caché…

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