Half pipe / Rampe

Bien ententu, je me suis risqué à la rampe, histoire de varier un peu le plaisir de la randonnée… Exercice très intéressant, la courbe de la rampe étant dans sa définition, la réunion du gap de montagne et du barrel océanique… Naturellement, ma démarche est assez pataude, puisque je ne pratique que très peu sur des rampes, ce qui me permet de pousser ce coup de gueule ; « rendez nous une rampe en plein air à Besançon ! » Vous noterez simplement grâce à ces arrêts sur image, que les trois dimensions d’évolution sont sollicités dans ce module, comme tout les modules d’ailleurs, ce qui permet à une jeunesse endiablée de se livrer à des prouesses et figures acrobatiques toutes plus folles les unes que les autres, ce qui me laisse rêveur pour mon grand âge de 45 ans…

carnet de sortie 1357

Je ne sais pas si cela fait autant de sortie mais le chiffre me plaît. Plein confinement, j’empoigne la planche avec l’attestation en poche. J’ai une heure pour rejoindre quelques spots de descente avec ma freeboard, dans un rayon d’un kilomètre autour de chez moi. Je monte sur Battant, rue de la mad… Beaucoup de monde autour de moi, un groupe de sdf sirôte de la 8.6 sans masque et avec des chiens sur le parvis de la cathédrale… Je monte la rue, pose la planche en finesse, pour ensuite balancer quelques courbes avec les bagnoles qui montent en opposition. Je leur laisse la priorité, naturellement. Tout ça sous l’œil des caméras de vidéosurveillance urbaine, sereinement. Une, deux entrée de planche, je trouve de la souplesse sur le skate, de bonne augure pour augmenter la difficulté : cap sur la citadelle et la rue de la convention. Monté trop vite à pied, je suis chaud, mes hanches me rappellent à la patience. Arrivé sur le top, je rentre direct dans la pente, balance net un appui d’assurance. Les feuilles mortes éparses ont séchées, il n’y a pas de risque de dérobade intempestive. Seul mon poids m’aspire tendancieusement vers le danger, alors que j’oublie de souffler avec ce masque de foire au covid… Je connais trop bien ce spot, un jour cela me jouera des tours… Je contrôle mes arrières, la rue est vide, je suis seul avec la pente et ma board, pour atteindre l’acier d’une plaque qui me stop net. Pas assez dans l’anticipation de la trajectoire, je finirai un jour par me faire éjecter si je ne souffle pas d’avantage pour prendre la mesure de ma ligne. Plus loin, un jeune skateboardeur croise mon passage, il regarde ma planche, je regarde la sienne, je pourrai être son père, il pourrait être mon fils, on ne se dit rien, et on part skater chacun de notre coté…

Blogguer aux chiottes du free-ride

Particulièrement périlleux de pouvoir blogguer avec mon free-ride… Où alors c’est ultra facile… Premièrement être honnête, règle sinéquanone pour pouvoir s’épanouir dans le blogging. Ensuite, trouver des sujets délaissés par les autres n’est pas une chose facile, mais de toute façon pourquoi faire comme les autres ? J’ai envie d’écrire, si tout le monde fait la même chose, dans l’ultra compétition du free-ride, cela devient chiant à mourir, donc autant garder sa propre ligne. Ma ligne de free downhill, de descente libre, et partager capitaliser sur mon expérience de randonneur, faisant des montées et des descentes dans ma bonne vieille ville… C’est la meilleur des choses à faire. Si j’en fais trop, cela passera en soufflé retombé très vite, si je reste timide dans ma pratique, c’est moi qui vais me lasser. Alors ce confinement tombe à point nommé pour pouvoir se remettre en question. En somme je suis un amateur discipliné ou un pro sans thune, un touriste méthodique ou un extrémiste prudent… Mdr… 20 années d’expérience en free-ride majoritairement urbain, ça pèse dans la balance, alors le blog (en fonds perdus…sic !) est un sacré bol d’air… Toi le jeune qui lis ça, tu le saura un jour…

bien dans son patin

Je sais ça peut paraître con, mais lorsque je vois des rollers, lorsque j’en vois, ce qui est rare, je distingue parfois des personnes qui n’ont pas bien chaussé leurs patins… Alors, c’est facile, il suffit de prendre le temps de bien ajuster son pied dans le roller, et le tour est joué ! je sais c’est con, mais quand on voit la quantité de rollers à vendre sur le bon coin, il faut bien se poser des questions : Pourquoi les gens ne font ils pas plus de roller ? Pourquoi les associations font elles un bide dans le roller en gymnase ? Pourquoi les pratiquants n’osent ils pas plus se retrouver le dimanche pour des randonnées ? Pourquoi uniquement sur la voie verte et pas au départ de chez soi ce qui est beaucoup plus simple ? Pourquoi la société régresse-t-elle dans ces capacités à faire du roller en somme ? Tant de questions sans réponses… Auxquelles j’essaierai d’apporter des éléments de réflexion ultérieurement dans ce blog, mais pour celle et ceux qui me suivent, vous l’aurez compris, il faut avant tout avoir confiance en soi et respecter les autres usagers de la voirie… Cette première règle simple et basique est aussi évidente que bien chausser son patin… Besançon ville sinistrée du roller ? Où sont les patineurs ?

Sociabilization

Quel est cet outil que vous utilisez ? Un skate ? Ah, d’accord… Et oui, le skate brise les codes de la société, en effet, certains promènent leur chien, moi j’ai longtemps promené ma planche… Et ça marche pour s’affranchir des conventions sociales de bonjour et bienséance, il est naturel d’aborder les autres passants qui eux, voguent vers quelque chose de certainement très sérieux. Tandis que toi, tu es peinard en session avec un planchon, en street, relax, près à t’étaler sur le bitume à la vue des badauds. Le contraste est franc. Alors cette distance parfois abat des frontières et permet une franche courtoisie, un discours direct. Non, ce n’est pas du harcèlement de rue mademoiselle, je vous trouve coquette et sexy. Après tout, si les habitants d’une même ville, si malgré leurs différences, plus aucun contact n’existe alors à quoi bon vivre ensemble ? Le mieux cela reste encore en soirée, durant les sessions nocturnes auprès de vos amis co-générationnels, là s’en est même parfois relou : Oh il a un skate, vas-y fais voir !

free-ride reality

Il faut bien l’admettre, les médias nous abreuvent du mythique rêve du free-ride, les skieurs au paradis, les surfeurs toujours sur des vagues splendides, les skateboardeurs au firmament des envolées les plus folles et c’est bien normal car l’individu recherche l’idéal. Certes, mais lorsque l’on s’aventure, personnellement, c’est toujours une toute autre histoire. Prenons l’exemple des sports d’hiver, comme ne le titre pas cet article du blog. Des files d’attentes interminables, partout. En voiture, aux guichets, aux remontées mécaniques, et même sur les pistes aux endroits qui bouchonnent. Une vraie dinguerie. Ensuite, il y a forcément des choses qui ne vont pas. J’entend par là, des skis trop lourds, des conditions météos pourries, une panne au télésiège, le restaurant qui n’a plus de café, le fond du pantalon mouillé, etc… C’est donc toujours en quête d’un idéal, d’un rêve construit de toute pièces, d’une image élaborée pour hypnotiser les masses populaires que je vais moi aussi me rendre cet hiver en station, pour tenter de vivre cette vie. Et pour une somme modique. Je suis bien loin de la luge de mon enfance dans le verger du village, tradition à l’origine de ce comportement sportif hivernal. Hélas.

« Une glisse libre » le livre…

C’est arrivé dans vos maisons de la presse, après des années d’efforts intenses pour parvenir à un résultat littéraire satisfaisant l’expression du free-ride, et surtout la compréhension d’un éditeur qui perçoive la portée sociale du livre, « une glisse libre » est disponible en librairie ! Beaucoup de plaisir à l’écrire donc j’imagine et j’espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire… Un bouquin que j’ai voulu délibérément cool, pas de prise de tête, la vérité toute nue, un recueil et non pas des mémoires, mais une poésie légère, et non pas chiante, un ensemble que vous pouvez parcourir de A à Z ou simplement en survol au hasard de vos envies pour partager ce qu’est le free-ride, libre de toute contrainte, avec la ringardise parfois, mais aussi des moments de grâce, subissant une marginalité sportive, mais jouissant d’un terrain de jeu totalement infini… Bref « toujours autant de choses à dire mais si peu de temps pour lire »… Comme le disait Jean d’Ormesson…

back flip time

C’est un secret pour personne, ce blog est nul, j’enfonce des portes ouvertes, tout les voltigeurs s’entraînent en sautant dans l’eau pour faire des rotations… C’est venu d’abord avec le wake board il me semble, à cause de la vague du bateau et de la vitesse suffisante, également en montagne grâce à la peuf, et maintenant plus personne s’en fout parce que toute la génération des 15/25 ans est capable de taper des rotations aériennes en veux tu en voilà… On ne peut omettre la remarque suivante : le nombre de personnes capables de faire des backs flip à été peut être multiplié par 100 en dix ans… De 1000 voltigeurs dans les années 2000 nous sommes sans doute passé à 100 000 aujourd’hui…

(chiffres estimés) D’année en année… Il ne suffit plus de glisser, le mythe d’Icare à encore de beaux jours devant lui, moi je ne sais pas, mon cas est plus lourd, pour me faire voler il faudrait le budget de l’écurie Ferrari… Et ça donnerait peut être plus d’audience que leur grand prix d’ailleurs… Lol… Naturellement, avant de sauter, ne pas oublier de vérifier le fond qui doit être assez profond… Notez le livre de Frédéric Schifter, « jamais la même vague » histoire teintée de surf sur fond de romance… ou l’inverse…


Plouf plouf : Ah la sensation de voler…

international social skate

Le skate a t il un rôle social ? Vu le prix d’une planche de skate de bonne qualité, c’est certain, nous sommes loin d’un séjour au ski ou à la mer… A moins de résider sur place pour profiter des meilleures conditions des éléments, vagues ou neige, il faut sacrement investir pour s’investir, et notons le, toujours à perte dans le free-ride… Des plaisirs onéreux… Naturellement, en ski, difficile de faire une journée à moins de 100 euros, et en surf, à peine moins cher, quoique… Et c’est sans compter sur le matos ! Des skis, un bon surf, ça va s’ajouter encore pour culminer à des tarifs prohibitifs alors qu’un skateboard coûte avec une qualité déjà honorable : 80 euros !

Ensuite, tout vous sera gratuit, les skates parks, les rues, il ne vous en coutera rien pour pouvoir s’engager dans les figures plus techniques les unes que les autres… Je peux donc l’écrire ici, le skate à bien un rôle social dans les sports de glisse, cependant, revers de la médaille, c’est aussi un sport qui blesse le plus… Contrairement au surf ou au ski… d’innombrables quartier des villes modernes ou même anciennes offrent des caractéristiques adaptées au free-ride urbain… On économise donc le transport pour pratiquer près de chez soi… Et en plus contrairement au ski ou au surf ou les conditions changeantes demandent du matériel adapté, pas de souci en skate ;  La planche ne change jamais

La liaison au sol épisode 2

Vous le savez, nous grandissons par étape et lorsque nous sommes enfants, nous marchons à 4 pattes sur le sol. Les chutes sont régulières lorsque l’on apprend à marcher et nous, bébés, avions la chance de nous relever sans bobo. Ensuite, la liaison avec le sol nous délaisse et nous quitte, l’inné cède sa place à l’acquis, et le confort de nos quotidien nous montre souvent à quel point il est saugrenu de s’asseoir par terre, et encore plus de s’en relever sans les mains ! (sans les mains ?)

Oui, se relever du sol, depuis la position assise vers l’avant sans utiliser ces mains… C’est ce qui s’appelle l’acquis. Cela se travail, et garder avec les années cette souplesse dans des postures ponctuelles du quotidien est un signe d’aisance qui vous fera marrer quand vous essaierez, en tout cas je l’espère. N’oubliez pas de boire de l’eau…